QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA mini-voile

Publié le par saintevictoireminivoile

À quoi ça sert ?

Voler en air calme sur site, voyage (facilité de mise en œuvre, faible volume du matériel, légèreté du matériel, plaisir du « plouf », enchaînements de vols en école, importance de la répétition des bases du vol : déco, approche, atterro.

Situation de réussite immédiate, découverte du vol en école, petits gabarits. Phase d’approche et d’atterrissage sont plus évidentes avec moins de finesse et une finesse dégradée bras haut.. Contrôle au sol dans du vent : facilité, accessibilité, peu de puissance.

Sensations de vitesse, speed flying, courbes à grande vitesse pour les pilotes avertis. Voler en conditions aérologiques plus fortes (thermique, soaring,) * .Vol local en thermique et soaring. Grand potentiel de vitesse utilisable, solidité.

Vol en montagne (légèreté, gonflage facile, possibilité de vol en conditions plus fortes, pas de contraintes à redescendre à pieds, arriver plus frais au sommet). Pilotage plus basique, plus instinctif qu’un parapente.  Voile plus amortie en tangage. Potentiel de vitesse plus élevé.

Différences avec un parapente classique de taille plus importante

Voile plus rapide, plus réactive aux commandes dans la mise en virage mais départ en décrochage asymétrique plus difficile qu’en parapente de taille supérieure (25m2).pas d’inertie à la commande, précision.

Gonflage plus rapide donc laisse plus de place pour courir, même vent nul et léger arrière.

Profil utilisé plus basique, allongement généralement plus faible qu’en parapente classique (entre 3 et 5 ), donc voile plus accessible à un large public.

Suspentage plus court (6m) donc possibilité d’étaler sa voile dans des endroits étroits et courts. Possibilité de gonfler sa voile en la lançant (sans la poser par terre) si le vent est assez fort (20km/h) ou en la préparant bord d’attaque au sol.

La vitesse bras haut oscille entre 38 et 45km/h, les finesses varient entre 4,5 et 7,5, les vitesses max sur trajectoire entre 50 et 60km/h, les vitesses mini aux alentours des 25/28km/h. La finesse max s’obtient avec environ 20% de frein. En parapente la finesse max est bras haut et à mi freins en speed riding.

La voile est plus réactive, la réponse est immédiate dès l’action à la commande et aussi la réponse s’arrête dès que l’on stoppe l’action. Il n’y a pas d’inertie. Cela offre une très grande précision de pilotage. Ces paramètres (ou ces facteurs) permettent de s’adapter très facilement à la vitesse de vol qui est plus élevée. Plus la surface de la mini voile est petite (18 à 12m2) plus la vitesse de vol augmente.

La mini-voile plonge plus en virage, a moins de finesse et vole plus vite mais a un rayon de virage très petit. On peut faire du thermique et du soaring comme un parapente de taille supérieure en volant dans des conditions légèrement plus soutenues. Cela dépendra de la technique du pilote pour exploiter au mieux les performances de sa mini-voile et du site de vol.

Au même titre qu’un parapente, la mini voile peut être équipée de trims sur les élévateurs arrière (à trimmer pour ralentir, à relâcher pour accélérer).  On peut trouver des mini-voiles équipées d’un accélérateur à pieds permettant de tirer sur les élévateurs avant. Elles peuvent être conçues avec 2, 3 ou 4 élévateurs.

En vol avec un parapente de 25m2 il y a de grands moments où le pilote n’a rien à faire, le vol est contemplatif, le pilote est plutôt dans des phases d’attente où il subit et accompagne la masse d’air. Le vol en mini-voile demande de l’attention permanente, surtout lors des phases de vol prés du relief et sur les sites fréquentés. Cela rend le vol très plaisant, grisant, on a vraiment le sentiment d’être acteur de son déplacement, de ses trajectoires, de son vol. D’où la « banane  » systématique  qu’affichent les pilotes même après 5 minutes de vol !

Cette réactivité et cette façon de piloter permet d’éviter les phases où le pilote gamberge et a peur. Beaucoup ont peur en l’air surtout quand ils n’ont rien à faire, quand ils subissent les mouvements de la masse d’air, quand ils se rendent compte de la faible vitesse du parapente donc du peu de défense. En parapente, accéder aux vitesses élevées (utilisation de l’accélérateur) en air turbulent exige un haut niveau de pilotage. Les vitesses max en parapente ne sont pas accessibles au large public. En mini voile cette problématique n’existe pas. On peut vraiment utiliser tout le potentiel de vitesse. Les mini voiles Little Cloud sont très solides à la fermeture, le pilote devra tout de même rester attentif et opter pour un pilotage actif dans les conditions aérologiques fortes, ventées et prés du relief, en particulier s’il utilise les trims pour un gain de vitesse.

Incidents de vol et pilotage adapté

La charge alaire étant beaucoup plus élevée (5kg/m2) qu’en parapente de taille classique (3,5kg/m2), l’aile ferme beaucoup plus difficilement. Cette solidité est accentuée par le type de profil choisi et le faible allongement. On tend vers une sécurité passive très importante. La mini voile est « auto-démerdante », très amortie pour les mouvements de tangage profond (Les mouvements de tangage sont vifs mais de faible amplitude).

Le vol en mini voile en conditions aérologiques fortes ne met pas le pilote à l’abri de fermetures frontales et asymétriques. Cependant, cela reste exceptionnel. Comme en parapente le pilote devra garder l’ensemble [expérience/conditions aérologiques] cohérent à chaque vol.

En cas de grosse fermeture asymétrique la voile aura tendance à tourner plus vite mais reprendra son vol normal sans intervention du pilote en moins d’un 360°). Avec un pilotage adapté l’aile a peu de chance de fermer. Le cône de suspentage étant court et la charge alaire importante le rappel pendulaire (pilote se replaçant automatiquement sous son parapente en cas de déséquilibre) est plus marqué, cela va dans le sens d’une bonne limitation des amplitudes d’abattées.

La spirale engagée est facile à obtenir, moins technique qu’avec un parapente de plus grande taille. Il y a moins de risques de décrochage asymétrique lors de la mise en spirale, la mini voile se place immédiatement en virage (le transfert de poids n’est pas nécessaire). L’inclinaison en spirale, par rapport à l’horizontale, est plus faible donc la force centrifuge  est moins élevée ; cela permet au pilote d’atteindre des taux de chute important avec plus de facilité et moins de perte de repères extérieurs.

Le comportement spirale (neutralité ou stabilité) dépendra de la sellette et de l’aile utilisées ainsi que de la manière à entrer en spirale engagée.

En parapente les difficultés en spirale engagée viennent du fait que le pilote est centrifugé et désorienté. En mini voile la difficulté en spirale engagée viendra de l’inattention du pilote sur sa perte d’altitude plus importante et plus rapide.

Comment choisir sa taille, modèle ?

A la différence d’un parapente de plus grande taille, ici on a le choix entre 12 et 19m2 environ. La taille la plus courante et la plus polyvalente en mini voile décollable à pieds se situe entre  15 et 18m2 à plat (donc environ 12/13m2 projeté). Le choix de la taille ne se fait pas en fonction du PTV mais plutôt en fonction de la pratique (un peu comme en kite). Avec un poids pilote nu de 75 kg on peut voler de 12 à 18m2 en fonction de ce que l’on recherche (vitesse, sensations, montagne, sites…) et aussi en fonction de son niveau technique (une voile de 12m2 demande plus de course au déco, plonge plus en virage, vole plus vite, nécessite plus de longueur pour atterrir et a un débattement aux commandes plus court).

On peut aussi s’orienter sur des versions light. Une 15m2 en version light pèse environ 2 kg avec un volume plié d’environ 15l. Ca laisse rêveur pour qui souhaite marcher et voler. Il existe des sellettes très simples aux alentours des 300gr.
Cela peut vous permettre d’avoir un équipement complet à moins de 3kg !!!

Donc il est bon de définir le type de pratique, l’aérologie, le lieu de vol , son expérience avant de choisir un modèle et une taille avant essai.

Comment essayer une mini voile, précautions

Un 1er briefing et contact avec un professionnel peut être judicieux. Quelques bons conseils en fonction de vos attentes, niveau technique, expériences peuvent faire gagner du temps et éviter les erreurs classiques. Vous trouverez également de nombreuses informations sur les forums du net. Ces informations doivent être prises avec du recul et non systématiquement  à la lettre. N’hésitez pas à nous contacter par mail :  HYPERLINK “mailto:info@littlecloud.fr”info@littlecloud.fr

Il est judicieux aussi de se former plus complètement en école avec des moniteurs compétents connaissant la mini voile. Les pilotes venant du milieu kite, chute libre, base jump, speed riding devront suivre une formation liée au vol libre .(aérologie, réglementation, technique de pilotage) car ces points sont indispensables et pas innés.

Pour les personnes qui n’ont jamais volé, pas de problèmes particuliers à apprendre le vol libre directement en mini voile. Renseignez vous dans une école partenaire pour une formation complète adaptée. Vous pourrez choisir alors plus tard une orientation vers le parapente, la mini voile.

Choisissez pour votre premier vol un site  que vous connaissez. Le déco et l’atterro doivent être suffisamment grands. Evitez le départ falaise et l’atterro sur un parking entre 2 immeubles. Il n’y a rien de particulier. La démarche doit être la même que lors de l’essai d’un nouveau parapente de 26m2. Donc pensez au choix du site et aux conditions aérologiques, de la brise au déco et à l’atterro, faciliteront votre découverte de la mini-voile. Quelques gonflages avant le 1er vol permettent de prendre contact avec une nouvelle voile. Dans l’ensemble tout est plus facile et avec plus de vitesse donc en résumant on n’évite de s’asseoir dans sa sellette après 2 m de course et on se met debout en finale. La vitesse de portance devra être supérieure donc pas de panique on accélère sa course pour l’atteindre. A la différence du parapente l’envol se fait sur la vitesse et non  « sur les freins ». En parapente le freinage a lieu en fin de gonflage (temporisation), en mini voile le freinage apparaitra après avoir pris de la vitesse sur l’aire d’envol. Au niveau de l’arrondi, celui-ci s’effectuera juste avant de poser. Il faut éviter de faire des wings over sur la partie finale de l’approche. Optez pour un long final (l’approche est facilitée au niveau précision car la finesse est moins importante que d’habitude) bras haut, tangentez le sol par un 1er freinage de faible amplitude (le flair) puis arrondissez sans brutalité mais complètement pour poser sur les pieds, faites quelques pas rapides. Optez pour la PTU systématique, c’est la technique d’approche la plus appropriée à la mini. Là on s’approche de la technique du deltaplane.

La mini-voile demande au pilote de s’adapter à la vitesse de vol. Il lui faudra donc un peu de pratique ( quelques vols) pour tenir compte et s’approprier cette vitesse qui, en principe, s’acquiert facilement. Ainsi, le pilote aura davantage envie d’évoluer près du relief car l’évolution rapide prés du sol est vite grisante.

La mini-voile a moins d’inertie quand vous actionnez la commande, il y a plus de réactivité, mais en même temps dès que le pilote remonte la main (la commande) la mini-voile revient en vol droit.

Comparé à un parapente de 26m2, le débattement aux freins est plus court et la mini-voile n’est pas adaptée au vol très lent. Mettez de coté vos repères de vitesses pour accepter ce nouveau déplacement.

Faites vos premiers vols avec une position de trims au neutre, vous utiliserez plus tard les systèmes permettant d’accélérer votre mini voile. On ne répètera jamais assez que le gonflage dans le vent est indispensable et très ludique en mini.

source LITTLECLOUD mini-voiles

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